• Dimanche, 6 mai, 2018 - 17:00
  • Dimanche, 20 mai, 2018 - 16:00

Concert

Les mains de Boussiron

La Compagnie du Zerep

© Gaillac & Morgue

Xavier Boussiron est un artiste à l’univers lyrique, burlesque et paranormal évoluant entre les arts visuels, la musique et le spectacle. Sa musique est narrative, entre devoir de mémoire, mondes parallèles, autodaxie améliorée et sophistication de la gaucherie. Une synthèse de faussaire : colona sonora, baloche-core, experimental radicool, mood in opposition, improvisation de copiste.

La Compagnie du Zerep

Une proposition de La Compagnie du Zerep pour la préfiguration de KANAL - Centre Pompidou. Cette performance s’inscrit dans un programme de 3 week-ends de La Compagnie du Zerep et d’artistes invités, conçu par Sophie Perez et Xavier Boussiron. Les performances sont présentées en deux endroits du parcours de l’exposition : le theatrino-sculpture « Boboourg-la-reine », et l’installation-décor « La pierre à Magritte ».

Depuis sa conception, en 2009, « Beaubourg-la-Reine » est un théâtre, une sorte de salle polyvalente (au sens noble du terme) ; et aussi une sculpture qui rappelle l’architecture-enseigne du début du XXème siècle, quand le cordonnier habite dans une maison en forme de santiag, et le vendeur de sandwich dans une gargote en forme de hot-dog. « Beaubourg-la-Reine » est un Cercle (comme on en trouve encore en Espagne), où il s’agit de rappeler les notions qui nous sont chères : un goût élémentaire pour le gros blasphème, l’excentricité sportive, la propagande de l’originalité et du divertissement, l’esthétique confinée, le folklore, la culculisation, la fin de race, la private-joke, la tradition besogneuse et le culte de l’instant...

Mais, entre travail d’archivage et documentation vivante, « Boboourg-la-Reine » c’est surtout une pièce de La compagnie du Zerep ouverte à des invités. Des invités qui sont à la fois des sources d’admiration et d’inspiration. Et à une époque où il est plus commode de s’arranger avec des objets surévalués et des artistes sages ou morts, on vérifie que la présence humaine et sa puissance d’expression dépasse la valeur sûre d’« œuvre d’art ». Tout cela, sous l’œil pas toujours bienveillant de la figure du commandeur au gros nez.