Ghostburn (J.V. & N.B.)
La collection d'art2014
- Type
- Photographie
- Matériaux
-
C-print
- Dimensions
- 160 x 106 cm
- Acquisition
- Acquisition , 27/11/2020
- Numéro d'inventaire
- K2020-011
- Édition
- pièce unique
"Ce qui m'intéresse, ce sont les états transitoires, qui permettent tous les possibles. J'aime bien que les choses échappent à la catégorisation, ça leur donne plus de présence, de force, ça fait apparaitre leur singularité." Benoît Platéus.
Benoît Platéus recourt à la photographie, à la vidéo, au dessin et à la sculpture pour transformer les images et espaces du quotidien. Déambulant d'un recoin à l'autre de la ville et dans les méandres de la psyché humaine, il élabore une poésie du hasard, de l'imperfection, des traces du passé. Déformation, saturation, éblouissement, agrandissement, effacement, renversement: l'image bascule et s'ouvre à toutes les interprétations, chacun·e y voyant ce qu'il ou elle a envie de voir.
C'est notamment le cas pour ses Pages, où il fait apparaître, au moyen de légers décalages, les potentialités picturales des pages d'un livre. Par agrandissement et recadrage, il fond différents espaces, à l'intérieur et à l'extérieur du livre.
On retrouve le même procédé dans la série Ghostburn, pour laquelle il rephotographie des images d'archives en appliquant une surexposition extrême, de sorte que les sujets, ainsi que le suggère le titre, sont comme dissous dans la lumière et deviennent aussi évanescents que des fantômes.
Les fonds jouent un rôle fondamental du point de vue technique. Ils sont extrêmement travaillés, ce qui permet aux motifs superposés de s'y ancrer tout en paraissant flotter en une sorte de dérive contrôlée. La maitrise semble subordonnée à la liberté, les accidents heureux déterminant la genèse de l'œuvre. Benoît Platéus emprunte avec ardeur toute nouvelle direction qui s'offre à lui.