Zugunruhe
La collection d'art2022
- Type
- Installation
- Matériaux
-
Marbre incrusté, granit, quartzite, peinture laquée
- Dimensions
- 2,6 x 705,6 x 900 cm
- Acquisition
- Acquisition , 19/06/2023
- Numéro d'inventaire
- K2023-003
"Il y a quelque chose de magique là-dedans [le vol des oiseaux]. Les esprits volent, et le Saint-Esprit flotte dans l'air sous la forme d'un oiseau. Et tout le monde rêve de pouvoir voler. C'est une sorte de désir, de jalousie." Kasper Bosmans in Darley, 2022.
Existe-t-il une sorte d'aspiration instinctive au paradis? À quoi ressemble le paradis? Et peut-on aspirer à un endroit où on n'a jamais été? Telles sont les questions que Kasper Bosmans s'est posées en visitant pour la première fois l'église St-Thomas de la ville frisonne de Katlijk. Cette église du 16e siècle, perchée sur une petite colline en plein champ, respire ce sentiment de sécurité qu'on attend d'un paradis.
Dans Zugunruhe, Bosmans établit un parallèle entre ces questions et les oiseaux, en s'inspirant du livre de Tim Birkhead, The Wisdom of Birds (2008), dans lequel l'ornithologue britannique étudie leur comportement migratoire. L'artiste associe dans son œuvre le désir de migration des oiseaux avec l'idée du paradis – un endroit inconnu et dont pourtant nous rêvons, et que nous essayons depuis toujours de (re)trouver.
Réalisée à l'origine pour l'église de Katlijk, Zugunruhe est une grande sculpture de sol en marbre dessinant une ellipse, avec des oiseaux qui volent en direction du sud. La forme circulaire symbolise le retour des saisons et la quête éternelle du paradis. Le titre est un terme allemand composé des mots Zug [ici au sens de se déplacer ou de migrer en parlant des oiseaux] et Unruhe [inquiétude, agitation]. Souvent traduit par 'agitation migratoire', il décrit l'état de fébrilité qu'on peut observer chez les oiseaux pendant la saison migratoire.